Entre privatiser et priver

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Kawtar Khalil

Aujourd’hui, j’ai assisté à mon cours d’économie monétaire dans une salle de cinéma. C’est un peu le principe; une salle remplie à en couper le souffle (littéralement),  rien que le quart (ai-je exagéré ?) semble intéressé tandis que les autres ne sont là que parce qu’il n’y a rien de mieux à faire, et, le meilleure pour la fin… Il fait noir, avec un gentil monsieur qui se promène avec son petit “chouchou” pour vous montrer le chemin (et encore est-ce le bon chemin ? Je me demande.)

Mais de quoi je me plains ? Je devrais m’estimer heureuse, voyons, « 9edi fl 3robya katsre7 lbguer ».

Je ne devrais pas parler de l’indisponibilité des amphithéâtres (parce que Madame la Faculté accueille tous ses enfants même si elle n’a pas ou les mettre), ni des absences non justifiés des professeurs, ni du bruit auquel les étudiants devraient s’adapter parce que …combien de chantiers déjà ? Ni des microphones et du système sonore qui ne marche qu’une fois sur trois, et encore moins de la sanité des lieux ou du confort des sièges. Oh, et la bibliothèque ? Non, c’est sacré, y a des livres la bas (jure?) et des jeux de séduction entre étudiants … Puisqu’il n’y a pas assez de chaises pour tout le monde, autant se mettre à genoux.

Il faudrait s’estimer heureux… Les heureux élus, les heureux 11%. De plus, t’as vu les autres facultés ? Le ministère a surement d’autres futurs ingénieurs et médecins à fouetter …

– T’en fais pas trop ? Pourtant, Messi ne parait pas insatisfait de la fac.

– Messi ?

– Ouais, t’as pas vu son nom sur la liste de présélection des examens de master ? La chance !!!

 

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